Tristan Tzara, Mine

Illustrations created for the texts of Mine of Tristan Tzara.

Miennes, Alluvions "C'était le jour de la peur. L'émeute grondait et, au loin, la fumée des incendies tordait le linge du ciel. Des mères couraient, des enfants sur les bras. Refuges, dans la somnolence de vos paroles d'ombre, combien douce était la détente de la chair ! Mais la mémoire en resta blessée, même lorsque la paix fut revenue avec le soleil, lui qui absorbait les brûlures et effaçait le sang."

Alluvium
“It was the day of fear. Riot and rumbled in the distance, smoke from fires twisted linen sky. Mothers ran, children on the arms. Refuges, drowsiness in your shadow lyrics, how sweet was the relaxation of the flesh! But the memory remained injured, even when peace had returned with the sun, who absorbed burns and wiped the blood.”

Miennes, Jeunes Lampes "J'ai mesuré la force universelle, mais latente, de l'oubli."

Young Lamps
“I measured the universal force, but latent, of oblivion.”

Miennes, Le Cheval "Un jour je vis la solitude. Au faîte d'un monticule, un cheval, un seul, immobile, était planté dans un univers arrêté."

Horse
“One day I saw the loneliness. At the top of a hill, a horse, single one, stationary, was set in a world stopped.”

Miennes, Le Cheval "Je laissais à plus tard le soin de voir ce qu'on allait voir. Mais qui saurait affirmer que les promesses ont été tenues ?"

Horse
“I left to later the care to see what we would see. But who can say that the promises have been fulfilled?”

«Que fuyais-tu, sinon tes propres pas?» Lumières d'Hôtel, in Miennes

Hotel lights
“What were you running away from, if not your own steps?”

Miennes, Éternel réveil "Certes, personne ne connaît le mot qui t'ouvrira la porte. La clé est en toi et tu t'es perdu."

Eternal awakening
“Of course, nobody knows the word that will open the door for you. The key is in you and you’re lost.”