Mostar, un pont pour mémoire

Dans le cadre du séminaire « Multiculturalité en Europe centrale et orientale : mémoire, commémoration, musée » de Mmes Bechtel et Jurgenson, j’ai choisi de me pencher sur l’étude du Vieux Pont de Mostar. La symbolique de celui-ci me touche particulièrement.

En effet, le Vieux Pont de Mostar a été conçu en 1565 comme voie de passage et de commerce entre deux quartiers — dont la frontière était alors la Neretva — l’un catholique et l’autre musulman. Pris pour cible à cause de ce caractère de «trait d’union» durant la guerre de Bosnie, sa reconstruction a également été fort symbolique et très débattue.

Comme j’ai pu le découvrir, ce pont est presque une personne à part entière pour les habitants de Mostar. Il est, en tout cas, le symbole de cette ville — plus encore de la Bosnie toute entière dans sa quête de dialogue entre ses peuples — détruit entre 1992 et 1995. Cette éruption de violence a laissé sa marque dans le paysage urbain autant que psychologique, ainsi reconstruire la ville aide à y reconstruire l’humain. Je m’intéresse ici à la période 1992 – 2004, soit du début de la guerre de Bosnie à la fin de la reconstruction du Vieux Pont.

Dans un premier temps, ce texte s’attachera à décrypter la symbolique du Pont qui a mené à sa destruction, puis la réaction locale autant qu’internationale face à cette disparition et enfin à la reconstruction physique et mémorielle de Mostar.

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